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LE STRESS : QUE SE PASSE-T-IL DANS NOTRE CORPS ET NOTRE CERVEAU ?

  • 2 août
  • 6 min de lecture


Le stress fait partie de notre quotidien. Une journée chargée, un examen, une difficulté professionnelle, un conflit, un changement de vie ou simplement une accumulation de petites tensions peuvent suffire à nous faire ressentir cette sensation bien connue.


Le cœur s'accélère. La respiration change. Les muscles se tendent. Les pensées s'enchaînent parfois à toute vitesse.


Mais que se passe-t-il réellement dans notre organisme lorsque nous sommes stressés ?


Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le stress n'est pas nécessairement notre ennemi. Il s'agit avant tout d'une réaction naturelle qui permet à notre organisme de s'adapter à une situation perçue comme exigeante ou menaçante.


Le problème apparaît davantage lorsque cette réaction devient trop intense, trop fréquente ou se prolonge dans le temps.


Qu'est-ce que le stress ?

Le stress est une réponse naturelle de notre organisme face à une situation qui nécessite une adaptation.


Lorsqu'une situation est perçue comme stressante, notre cerveau analyse rapidement les informations provenant de notre environnement et mobilise différents mécanismes physiologiques pour nous permettre de réagir.


Cette réaction peut survenir face à un danger réel, mais également dans des situations beaucoup plus ordinaires :

  • une surcharge de travail ;

  • un examen ;

  • un conflit ;

  • une prise de parole en public ;

  • une séparation ;

  • un changement important ;

  • des difficultés financières ;

  • une accumulation de responsabilités.


La réaction de stress dépend également de notre perception de la situation.


Un même événement peut être vécu comme stimulant par une personne et particulièrement stressant par une autre. Notre histoire, nos expériences précédentes, notre état de fatigue et les ressources dont nous disposons à ce moment-là peuvent influencer notre manière de réagir.



Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous sommes stressés ?

Face à une situation perçue comme menaçante ou exigeante, notre cerveau déclenche rapidement une réponse d'adaptation. Certaines structures cérébrales impliquées dans la détection du danger, notamment l'amygdale, participent à l'évaluation de la situation.


Lorsque le cerveau estime qu'une réaction est nécessaire, il transmet des signaux permettant à l'organisme de se préparer à agir. Le système nerveux sympathique est alors activé. Cette activation entraîne notamment la libération d'hormones comme l'adrénaline et participe à différents changements dans notre organisme :

  • le rythme cardiaque peut augmenter ;

  • la respiration peut devenir plus rapide ;

  • les muscles peuvent se tendre ;

  • l'attention se focalise davantage sur la situation ;

  • certaines fonctions considérées comme moins prioritaires à court terme peuvent être temporairement modifiées.


Notre organisme se prépare tout simplement à faire face à la situation.


Fuir, combattre ou se figer : les réactions automatiques face au stress

Face à une menace, notre organisme peut mettre en place différentes réactions automatiques.

On parle souvent des réponses de :


La lutte — Fight

L'organisme se prépare à affronter la situation.

Cela peut se traduire par une augmentation de l'énergie disponible, de la tension musculaire ou une sensation d'irritabilité.


La fuite — Flight

Le corps se prépare à s'éloigner du danger.

Cela peut notamment se manifester par une agitation, une envie de partir ou une difficulté à rester en place.


Le figement — Freeze

Dans certaines situations, la personne peut au contraire ressentir une impression de blocage.

Elle peut avoir du mal à réfléchir, à parler ou à prendre une décision.


Ces réactions sont en grande partie automatiques. Elles constituent des mécanismes de protection qui ont joué un rôle essentiel dans notre survie au cours de l'évolution.


Aujourd'hui, notre cerveau peut toutefois activer ces mêmes mécanismes face à des situations qui ne représentent pas un danger physique immédiat : un entretien professionnel, un conflit ou encore une prise de parole en public.


Le rôle du système nerveux autonome

Notre système nerveux autonome participe à la régulation de nombreuses fonctions involontaires de notre organisme.


Deux de ses composantes jouent un rôle particulièrement important dans la réponse au stress.


Le système nerveux sympathique

Il participe à la mobilisation de l'organisme lorsqu'une action est nécessaire.

Il prépare le corps à réagir face à une situation exigeante.


Le système nerveux parasympathique

Il participe davantage aux fonctions de repos, de récupération et de digestion.

Une fois la situation stressante passée, l'organisme peut progressivement revenir vers un état plus calme.


Ces deux systèmes ne fonctionnent pas simplement comme un interrupteur « stress ou détente ». Ils interagissent continuellement pour permettre à notre organisme de s'adapter aux situations que nous rencontrons.


Adrénaline et cortisol : les hormones du stress

Lorsque nous sommes confrontés à une situation stressante, différentes hormones participent à la réponse de notre organisme.


L'adrénaline agit rapidement. Elle contribue notamment à augmenter la vigilance et à préparer le corps à réagir.


Le cortisol intervient également dans la réponse au stress et participe notamment à la mobilisation de l'énergie nécessaire pour faire face à une situation exigeante.


À court terme, ces mécanismes sont utiles. Ils nous permettent d'être plus vigilants, plus réactifs et de mobiliser rapidement nos ressources. Mais lorsque le stress devient chronique, l'organisme peut être sollicité de manière prolongée.


Quand le stress devient chronique

Une réaction ponctuelle de stress est généralement suivie d'une phase de récupération.


Le problème apparaît lorsque les situations stressantes s'accumulent sans laisser suffisamment de temps à l'organisme pour récupérer. Le stress peut alors devenir chronique.


Selon les personnes, cela peut notamment s'accompagner de :

  • fatigue ;

  • troubles du sommeil ;

  • difficultés de concentration ;

  • irritabilité ;

  • tensions musculaires ;

  • maux de tête ;

  • troubles digestifs ;

  • sensation de surcharge mentale ;

  • difficultés à se détendre.


Ces manifestations peuvent avoir de nombreuses causes. Lorsqu'elles sont importantes, persistantes ou inhabituelles, il est essentiel d'en parler avec un professionnel de santé.


Quand le corps et les émotions s'influencent

Le stress illustre parfaitement le principe du triangle de la santé.


Une situation émotionnellement difficile peut perturber le sommeil. Un sommeil insuffisant peut augmenter la fatigue. La fatigue peut diminuer notre capacité à gérer les événements du quotidien. Nous devenons alors parfois plus sensibles au stress. Celui-ci peut à son tour favoriser certaines tensions corporelles.


Ainsi, une situation initialement psycho-émotionnelle peut progressivement avoir des répercussions sur d'autres dimensions de notre équilibre. C'est pourquoi il est parfois intéressant d'adopter une vision globale de la situation.


Peut-on apprendre à mieux gérer le stress ?

Nous ne pouvons pas éliminer toutes les sources de stress de notre vie. Et ce n'est d'ailleurs pas nécessairement souhaitable : certaines formes de stress ponctuel peuvent nous aider à nous mobiliser, à nous dépasser ou à réagir rapidement lorsque cela est nécessaire.


L'objectif est plutôt de développer notre capacité à retrouver un état d'équilibre après une situation stressante.


Plusieurs habitudes peuvent y contribuer :

  • pratiquer une activité physique régulière ;

  • préserver un sommeil suffisant ;

  • prendre des temps de récupération ;

  • utiliser des techniques de respiration ou de relaxation ;

  • maintenir des relations sociales soutenantes ;

  • identifier les situations qui génèrent le plus de stress ;

  • demander de l'aide lorsque cela devient nécessaire.


La gestion du stress ne consiste donc pas à ne plus jamais ressentir de stress, mais à développer des ressources permettant de mieux y faire face.


Quelle place pour la kinésiologie dans la gestion du stress ?

La gestion du stress fait partie des motifs fréquemment rencontrés en kinésiologie.


Lors d'une séance, le kinésiologue commence par définir avec la personne un objectif en lien avec la situation qu'elle souhaite travailler.


Le test musculaire est ensuite utilisé comme outil d'accompagnement afin de guider la séance et de sélectionner les techniques adaptées à l'objectif défini. Selon les besoins, différentes approches peuvent être utilisées : techniques de respiration, mouvements, points d'acupression, équilibrations ou autres outils issus de la kinésiologie.


L'objectif est d'accompagner la personne dans sa gestion du stress et de l'aider à mobiliser ses propres ressources face à la situation rencontrée.


La kinésiologie reste une approche complémentaire et ne remplace pas une prise en charge médicale ou psychologique lorsque celle-ci est nécessaire.


En conclusion

Le stress est bien plus qu'une simple sensation désagréable. Il correspond à une réponse complexe impliquant notre cerveau, notre système nerveux et de nombreux mécanismes physiologiques.


À court terme, cette réaction est utile : elle nous permet de nous adapter et de mobiliser rapidement nos ressources face à une situation exigeante. Cependant, lorsque le stress devient trop fréquent ou se prolonge dans le temps, il peut progressivement influencer notre bien-être physique, émotionnel et mental. Comprendre ce qui se passe dans notre organisme est déjà une première étape pour porter un regard différent sur nos réactions et apprendre à mieux identifier nos besoins.


L'objectif n'est pas de supprimer totalement le stress, mais de retrouver la capacité à revenir vers un état d'équilibre lorsque la situation est passée.



Le regard de votre kinésiologue ;

Le stress est probablement l'un des sujets que je rencontre le plus souvent dans ma pratique.


Et pourtant, il ne se manifeste jamais exactement de la même manière d'une personne à l'autre. Chez certains, il s'exprime par des tensions corporelles. Chez d'autres, par une surcharge mentale, des émotions difficiles à gérer ou une sensation de ne jamais réussir à véritablement relâcher la pression.


C'est pourquoi j'accorde beaucoup d'importance à comprendre votre manière de vivre le stress, plutôt que de chercher à appliquer une solution identique à chacun.


Mon rôle est de vous accompagner avec bienveillance afin de vous aider à identifier vos propres mécanismes, à mobiliser vos ressources et à retrouver progressivement davantage de sérénité face aux situations qui vous mettent en difficulté.


Parce que mieux comprendre son stress, c'est aussi apprendre à mieux se connaître.



Prenez soin de vous, naturellement.


Au plaisir de vous accompagner sur votre chemin vers un meilleur équilibre.


Aurélie Monney

Thérapeute en Kinésiologie

 
 
 

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